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Le vrai sens de la prospérité

sens-prospéritéLa langue anglaise est en constante évolution. Le sens de nombreux mots a changé de façon spectaculaire au fil des années. Prenons, par exemple ce que le roi Georges Ier a dit a l’architecte Christopher Wren après que ce dernier ait reconstruit la cathédrale Saint Paul de Londres, détruite durant le grand incendie de 1666. Il décrivit son œuvre comme étant « amusante, artificielle et terrible ». Que d’encouragements ! En réalité, c’était l’équivalent d’un compliment, parce qu’au dix-septième siècle, ces mots voulaient dire respectivement, « agréable », « véritable œuvre d’art » et « impressionnante ».

Le mot prospérité a lui aussi subi certains changements au fil du temps. Il s’est dénaturé jusqu’à ne plus concerner que l’appât du gain, la richesse. Pourtant, tous ceux qui lisent la Parole de Dieu savent que le mot prospérité est un terme biblique qui englobe bien plus que l’argent et les biens matériels. Le mot grec pour « prospérer » est euodo, ce qui veut dire « bénéficier d’un long voyage, d’un chemin facile, avoir du succès. » Un des mots hébreux pour « prospérer » est tsalach, qui signifie « progresser, dépasser, avoir du succès et être fructueux. » Le nom prospérité se dit shalom en hébreu et signifie « facilité et tranquillité ». Il s’apparente aux mots paix et abondance. Une autre définition du motprospérité est « une aide le long du chemin ». Cette définition me plait particulièrement. Nous sommes tous sur le chemin de la vie et la prospérité est notre sac de réserve, comme si Dieu avait préparé les sandwichs et le thermos de café nécessaires à notre voyage vers l’éternité !

Dans le second verset de la troisième lettre de Jean, l’apôtre envoie ses salutations à son ami de longue date Gaïos et dit : « Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. » Dieu a le même désir pour toi. Il veut que ta vie aille de l’avant et ce, dans tous les domaines. Comme je l’ai déjà développé tout au long de ce livre, notre prospérité existe pour une raison, mais elle est aussi conditionnelle. Laisse-moi te l’expliquer en utilisant la Parabole que Jésus partage dans Matthieu 25 : 14-30. Cette parabole décrit le Royaume de Dieu de la façon suivante. Un homme devait s’absenter quelques temps pour aller dans une contrée lointaine. Avant de partir, il appela ses serviteurs afin de s’assurer que ses affaires seraient prises en main convenablement. Il donna cinq talents à l’un de ses serviteurs, à un autre deux et au troisième un seul talent. Après cela, il les quitta. Celui qui avait cinq talents mit en œuvre toutes ses capacités et travailla dur, multipliant par deux ce que le maître lui avait donné. De la même manière, le deuxième serviteur utilisa intelligemment ce qui lui avait été donné et récupéra quatre talents au lieu de deux. Mais le dernier serviteur, de crainte de perdre l’unique talent qu’il possédait, creusa un trou et l’enterra. Évidemment, lorsque le maître revint, il félicita les deux serviteurs qui avaient fait fructifier leurs talents. Et sans surprise, le troisième reçut une réprimande. Il fut demandé que son talent lui soit retiré et soit donné à celui qui en possédait déjà dix. Le maître dit : « Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. » v. 25 : 29. Les deux serviteurs avaient pris ce qui leur avait été donné et avaient prospéré. Ils avaient utilisé ce qui se trouvait entre leurs mains, tout en ayant conscience que leur prospérité existait pour une raison. De nos jours, la prospérité a toujours une raison d’être, mais elle est conditionnée par la manière dont nous utilisons ce que Dieu nous a donné. Il donne des dons, des talents, des bénédictions et le potentiel nécessaires à la prospérité dans tous les domaines de notre vie. N’enterre pas les talents qui te sont donnés par Dieu. Nous pouvons tirer quelques leçons des actes du serviteur infructueux :

 

  • Dieu ne nous demandera jamais de faire une chose pour laquelle il ne nous a pas qualifiés d’avance.

« Il donna cinq talents à l’un. Deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon ses capacités »

Matt. 25 : 15

En d’autres termes, la personne qui s’était vue attribuer un talent, n’avait pas à donner le même rendement que les autres, mais devait travailler à hauteur de ses propres capacités. Il en est de même pour toi. Dieu te demande d’agir selon les capacités qu’Il t’a données. Il a souvent une perspective concernant tes propres capacités et celles qui sont encore en devenir. Mais rappelle-toi qu’Il est celui qui te qualifie, même lorsque tu sens que ça travaille là où tu n’en as pas l’habitude. Dieu ajoute son abondance exceptionnelle aux capacités qu’il t’a données. Il prend ton naturel et y ajoute son super, pour obtenir du « super naturel », du surnaturel.

 

  • Tu enterres ce qui ne t’appartient pas.

« Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un trou dans la terre et cacha l’argent de son maître »

Matt. 25 : 18

Le serviteur qui a enterré son talent dans la terre a enterré une chose qui ne lui appartenait pas. C’est comme prendre les clefs de voiture de quelqu’un d’autre, creuser un large trou et les enterrer ! Le serviteur n’était que le gardien du talent et il savait qu’il devrait un jour rendre des comptes le concernant. Si tu enterres ton potentiel, tu mets en terre une chose qui ne t’appartient pas. La Bible dit à propos des dons : « Tout don excellent, tout présent parfait, vient d’en haut ; il vient du Père des lumières, chez qui il n’y a ni changement, ni éclipse. » Jacques 1 : 17. Si tu penses être devenu ce que tu es grâce à toi-même, pose ce livre une seconde et commence à retenir ta respiration. Maintenant essaie de rester ainsi tout en lisant la suite du livre. Il est impossible de retenir sa respiration pendant si longtemps, n’est-ce pas ? Même l’air que tu respires est un cadeau de Dieu. Nous servons un Dieu qui a une volonté parfaite. Il t’offre des dons. Tu es appelé à en être un bon gardien et à en faire bon usage.

 

  • Le problème n’est pas ce que tu n’as pas, mais les gens à qui tu ne viens pas en aide.

« Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a ».

Matt. 25 : 29

La prospérité ne te concerne pas uniquement. Elle n’est pas avide et égoïste. Certains peuvent penser qu’il paraît plus pieux de ne pas croire à la prospérité ou à l’abondance des biens, mais je pense le contraire. Une personne égoïste garde toutes les bénédictions de Dieu pour elle-même ou cache ce qui lui a été donné. Les plans de Dieu pour la planète sont grandioses et Son désir est que chacun s’y épanouisse à hauteur de son potentiel et y joue sa part. Lorsque tu vis en dessous de ton potentiel, tu es incapable de faire ce à quoi Dieu t’a appelé. Tu es associé au Christ pour porter l’Evangile jusqu’aux extrémités de la Terre. Alors, il est important que tu gardes les yeux fixés sur l’objectif en utilisant ce que Dieu t’a donné. Il s’assurera que tu aies toujours ce dont tu as besoin pour faire ce que tu es censé faire.

 

  • C’est être faible de ne vouloir vivre que pour soi-même mais être passif de ne pas désirer la croissance et le développement.

« Son maître répondit et lui dit : “Serviteur mauvais et paresseux. ”»

Matt. 25 : 26

Il y a deux mots que je ne désire pas entendre de la part du Père lorsque j’arriverai au ciel :mauvais et paresseux ! Le serviteur a été décrit de cette façon parce qu’il n’a pas saisi l’opportunité qui lui avait été offerte. Tu as peut-être des raisons et des excuses pour justifier ta passivité. Tu as peut-être peur, mais la vérité est que le souffle de la vie de Dieu est en toi. Il t’a rempli de potentiel et t’a donné l’occasion d’avoir une vie qui te dépasse.

Rappelle-toi ce que dit 2 Timothée 1 : 19 : tu es sauvé et appelé. L’occasion t’est donnée de vivre sauvé et, au travers de cela, de vivre appelé. Ne vis pas seulement comme ceux qui ne sont que sauvés ! Dieu s’est montré favorable envers toi et t’a fait grâce d’accomplir la mission qu’il a réservée pour toi. Engage-toi à vivre chaque jour comme une occasion de multiplier, d’élargir, d’étendre ta tente, et de faire la différence.

Cupidité ou culpabilité ?

Comment vois-tu la prospérité ? Il y a ceux qui associent la prospérité à la culpabilité, peut-être à cause de leur éducation ou de leur mentalité religieuse, et ceux pour qui la prospérité ne concerne que leur petite personne. Lorsque des objectifs divins sont rattachés à la notion de prospérité, la culpabilité et la cupidité disparaissent. J’entends des gens parler de l’«Evangile de prospérité ». Il n’existe rien de tel. Il n’existe qu’un seul Evangile : l’Evangile de Jésus-Christ. L’Evangile contient des promesses, nées du sacrifice de Jésus, qui s’appliquent à tous les aspects de la vie. Je peux dire sans rougir, que je crois que Dieu désire que ses enfants aillent de l’avant et grandissent dans tous les domaines, mais tout cela dans un but qui nous dépasse tous.

Deutéronome 8 : 18 nous rappelle :

« Tu te souviendras du Seigneur, ton Dieu, car c’est Lui qui te donne de la force pour acquérir ces richesses, afin d’établir son alliance, celle qu’il a jurée à tes pères. »

Au travers de Jésus, nous vivons une nouvelle alliance, mais certains principes bibliques ne sont ni de l’ancienne, ni de la nouvelle alliance : ils sont éternels. Les ressources du croyant viennent de Dieu, et plus encore, elles existent pour ses desseins.

La Bible nous dit que la prospérité devient de la cupidité lorsqu’elle s’empare de nos efforts.1 Timothée 6 : 10 déclare : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux, et quelques-uns, pour s’y être abandonnés, se sont égarés loin de la foi et se sont infligés à eux-mêmes bien des tourments. » La prospérité n’a pas lieu d’être, lorsqu’elle n’est rattachée à aucun objectif. Je pense que la prospérité met en valeur les vulnérabilités et expose les faiblesses. Elle révèle ce qui se trouve réellement dans le cœur d’une personne. L’argent est maître de la personne égocentrique, mais serviteur de celle qui a compris les plans de Dieu.

Dès lors que tu te vois comme un canal de générosité et que tu t’engages pour le Christ, tu es prêt à vivre une croissance qui va mettre ta vie en valeur. Les bénédictions de ta vie – santé, famille, relation personnelle avec Dieu, études, finances – te permettent de mener tes projets à bien. Je prie pour que tu deviennes une de ces personnes en qui Dieu a confiance et à qui Il donne des occasions de réussir, parce qu’il sait que tu ne feras pas un trou dans la terre pour y mettre ce qu’Il t’a donné, mais qu’au contraire, tu t’engageras avec zèle à le faire fructifier en Son Nom, selon les désirs de ton Sauveur et Seigneur.

Extrait de Une vie, une vision, un but, Brian Houston, Éditions Première Partie

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